Présentation de l'ASM   
Présentation de l'ASM

Premier travail remis à l'IPETEV par pour l'obtention de la licence de Sciences Dures et Molles

[Note : ceci est la version originale du document "Présentation de l'ASM" présenté à l'IPETEV. Une version améliorée, tenant compte des remarques formulées par le jury lors de la notation de ce document, a été présentée lors du Deuxième Colloque de l'Université de Nautia, et se trouve donc dans les Annales de ce colloque. Etant donné que la mise en place de l'ASM vient d'être entamé, une troisième version va peut-être voir le jour]

Ce document a été coté 13,5/20 par le jury de l'IPETEV (, et )

1. Introduction

Plusieurs pays étaient présents au Kongrès Spatial de Krassfürt-am-see [1] organisé par Monsieur [2], auquel je déplore d'ailleurs l'absence de représentant de Nautia (au Congrès, pas à Schweinwald). Apparemment, les Nautiens ne s'intéressent pas trop à l'astronomie, comme le démontre cette phrase de Matthieu Duclos prononcée à l'ONV : "Pour nous [les Nautiens], le seul côté intéressant de l'astronomie, c'est le romantique claire de lune" [3]. Toutefois, il eût été bon de s'intéresser à ce Congrès afin de veiller à ce que notre clair de lune reste romantique et ne soit pas, par exemple, recouvert d'observatoires nuisant à la beauté de notre astre, ou traversé toutes les 10 minutes par un satellite artificiel quelconque.
Les représentants des nations ont ensemble défini démocratiquement un projet de Charte pour l'ASM (Agence Spatiale Micromondiale) [4]. J'explique ici plus en détail ce que sera l'ASM. Pour l'instant la Charte a été acceptée à l'ONV avec 7 voix pour, 1 contre et 1 abstention. On attend donc sa mise en place. A noter que l'Etat qui a voté contre ce projet de charte est la Néie qui a disparu récemment, on peut donc considérer que l'ASM recueille l'approbation de la quasi totalité de l'ONV (il y avait onze Etats pouvant s'exprimer lors du vote, moins la Néie, ce qui signifie que 70% de l'ONV est pour l'ASM). Nautia s'est abstenue, sûrement parce qu'elle était d'abord opposée à l'idée de faire un congrès pour faire la charte de l'ASM et avait déposé une résolution régissant l'ASM dont elle aurait voulu que les pays débattent.

2. Qu'est-ce que l'ASM ?

L'Agence Spatiale Micromondiale sera une organisation rassemblant les pays pour les problèmes et discussions se rapportant à l'espace. Elle tentera de rapprocher les Etats en leur offrant un lieu de discussions et de débats sur l'univers et ce qui le compose.
L'ASM sera chargée de garder l'espace cohérent, c'est pourquoi chaque découverte et lancement devra être approuvé par l'ASM. Les représentants devront voter avec un regard scientifique, en faisant fi des différends qu'il peut y avoir entre leur pays respectif. L'ASM devra également tenir à jour une carte du ciel où figureront les éléments approuvés par les représentants. Les scientifiques pourront ainsi la consulter pour leur découverte. Dans le même ordre d'idée, elle tiendra à jour une liste des objets envoyés dans l'espace, afin que celui-ci ne devienne pas une poubelle.
L'ASM veut des projets qui apportent quelque chose au micromonde. Elle veut ainsi récompenser les projets aboutis, qui ont demandé du temps et de l'implication de la part des chercheurs.

3. Comment fonctionnera-t-elle ?

L'ASM se veut indépendante de l'ONV (elle aura donc sa propre mailing-list afin de ne pas encombrer celle de l'ONV) car les représentants de l'ONV ne s'intéressent pas tous à l'espace et car ils ne sont pas tous experts en astronomie, astrophysique et aéronautique spatiale. Mais elle y sera quand même affiliée car elle traitera de questions touchant de aux pouvoirs de l'ONV (définition de la géographie. L'ONV s'occupera toujours de la géographie terrestre, mais l'ASM se chargera de celle spatiale). Les pays non membres de l'ONV pourront néanmoins être représentés à l'ASM (car les demandes d'adhésion à l'ONV ne sont pas toujours traitées immédiatement). Son affiliation à l'ONV lui donnera également plus de "crédibilité" et de "poids" lors de ses décisions. Chaque État membre de l'ASM aura une voix. Certains représentants ont voulu donner plus de poids lors des votes aux puissances spatiales, mais cette proposition a été rejetée : certains pays observent l'espace, mais n'y vont pas. De plus, certaines nations n'ont peut-être pas les moyens financiers d'y aller (pour les économies simulationnistes).
L'ASM sera divisée en trois organes : la Direction Générale (dirige l'ASM), l'Assemblée (gère l'espace) et le Conseil Scientifique (étudie l'espace pour pouvoir donner aux représentants des avis d'experts lors des votes)

La Direction Générale est composée du Directeur Général et de deux Vice-Directeurs qui assurent plus ou moins les mêmes fonctions que le Secrétaire Général de l'ONV et qui sont élus par l'Assemblée pour trois mois. Un pays ne peut exercer deux mandats consécutifs à la Direction Générale : cette alternance évite que les grandes puissances spatiales aient un pouvoir trop important sur l'espace, et empêcher, par exemple, si Monsieur Schweinwald devient Directeur Général, ce que certains appellent la "Schweinwaldisation de l'Espace", c'est-à-dire un espace étant exactement comme Monsieur Schweinwald l'imagine. Personnellement, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de risques, la Direction Générale n'ayant pas énormément de pouvoirs directs permettant une "Schweinwaldisation", ou toute autre tentative de rendre l'espace exactement comme le voit un individu quelconque (arrêtons d'embêter ce pauvre Monsieur Schweinwald qui est sûrement moins machiavélique que ce qu'on dit de lui !), car, contrairement à l'ONV, les demandes d'adhésion à l'ASM ne sont pas soumises au Directeur Général, on peut y adhérer tout de suite, il n'y a pas de condition à remplir (comme la nécessité d'avoir un site web et une liste de diffusion ou un forum pour être membre de l'ONV par exemple). Enfin, c'est ce que j'ai compris de la Charte ;-).
A la fin de son mandat, le Directeur Général rédige un rapport des activités de l'ASM durant les trois derniers mois et le transmet au Secrétaire Général de l'ONV. Ce rapport tiendra au courant l'ONV de ce que fait l'ASM, car elle ne pourra pas toujours suivre les débats de celle-ci.

L'Assemblée est l'organe qui assurera la cohérence de l'espace, en réfutant ou en validant les lancements et les découvertes. Les représentants devront motiver leur refus d'un lancement ou d'une découverte lors d'un vote. Je pense que c'est là que Nautia devra se manifester : seul un siège de représentant à l'ASM pourra assurer le romantisme du clair de lune.
Il est intéressant de noter que les votes concernant l'approbation d'une découverte base la majorité sur le nombre de représentants, tandis que les votes concernant l'approbation d'un lancement base la majorité sur le nombre de votants. En effet, ces derniers se clôturent au plus tard 5 jours après le début du vote, il est donc peu probable pour qu'en ce laps de temps la majorité des Etats membres aient voté dans le même sens. Par contre, les votes d'approbation d'une découverte se clôturent au plus tard un mois après leur début, ce qui laisse le temps à tout le monde de voter.
L'obligation d'apporter un motif pour le refus empêche les querelles in et ex-lude sans rapport avec l'ASM d'interférer le vote : il doit être objectif, et tenir compte de la crédibilité du projet.
Par souci d'équité, les lancements et découvertes précédents devront également être approuvés.
L'Assemblée s'occupe également de définir et de voter le règlement interne de l'ASM, puisque celle-ci peut se modifier avec le temps en fonction du contexte micromondial.

Enfin, le Conseil Scientifiques réunit tous les scientifiques invités par un Etat à y siéger. Le Conseil Scientifique est un organe consultatif qui permets aux représentants d'écouter leurs avis et recommandations. Ceci afin de permettre aux scientifiques, qui seront quand même parmiles premiers concernés par les décisions de l'ASM, de s'exprimer, et d'émettre leur avis d'expert : il est important de consulter des spécialistes lors des débats. Le Conseil Scientifique permettra également aux scientifiques du micromonde de discuter, de favoriser la coopération internationale, de concevoir de nouveaux projets,...

4. Et les projets ?

La Charte de l'ASM répartit d'abord les projets en 3 groupes :
  • Les projets nationaux sont des projets menés par un seul pays.
  • Les projets internationaux sont des projets menés par un groupe de pays.
  • Les projets micromondiaux sont des projets internationaux placés sous la coordination de l'ASM et qui sont ouverts à tous les Etats membres intéressés.
Le Directeur Général ou un représentant peut demander à l'Assemblée de lancer un projet micromondial qui devra être approuvé par la majorité de l'Assemblée. Le Conseil Scientifique ne peut proposer directement de projets, il doit passer par le représentant de son état.
Un projet micromondial ne sera pas favorisé par rapport à un autre : ses découvertes et lancements seront soumis aux mêmes règles qu'un projet national ou international.
A part ça, je pense que les pays attendent que l'ASM soit mise en place pour proposer des projets. Il n'y a donc pour l'instant rien de concret à ma connaissance.

5. Conclusions

Pour résumer, l'ASM sera le pendant de l'ONV sur le plan spatial, sauf qu'il semble admis qu'aucun pays ne puisse s'installer dans l'espace à cause des difficultés engendrées par les relations diplomatiques. L'ASM marque la volonté des pays d'unifier démocratiquement les visions de l'espace et de régulariser les apports faits par chaque micronation.
La question demeure quant à la participation de Nautia. Va-t-elle ou non se manifester à l'ASM ? Même s'il est probable que ça soit le cas, on s'interroge sur l'intérêt que portent les Nautiens pour l'astronomie : seul Maxime Gheysens a ouvertement exprimé son désir d'étudier l'espace ces derniers mois, et bien qu'il se soit proposé comme représentant de Nautia au Congrès de Krassfürt-am-see, aucun autre Nautien n'a envoyé un mail sur le sujet, personne d'autre n'a désiré se présenter ni n'a apporté d'avis sur la possibilité de participer à ce Congrès. Malgré cela, Nautia peut-elle devenir une puissance spatiale ? Mais ça, c'est une autre histoire, que j'aborderai peut-être un jour dans une étude sur le sujet.

6. Références

[1] Liste du Congrès : http://fr.groups.yahoo.com/group/spatial
[2] Adresse e-mail de Monsieur : egon_schweinwald@mail2boss.com
[3] Voir : http://fr.groups.yahoo.com/group/onv-ml/message/3427
[4] Voir : http://fr.groups.yahoo.com/group/spatial/message/158

Annexe : Projet de Charte de l'ASM (vote en cours à l'ONV)

A. Missions de l'Agence

A.1. - L'Agence Spatiale Micromondiale est un lieu de discussion où les Etats peuvent débattre des questions spatiales et où ils peuvent envisager des coopérations communes.

A.2. - L'Agence est l'organisme officiel chargé de valider ou de réfuter les découvertes astronomiques qui ont été effectuées par des scientifiques dans le cadre de projets d'observation nationaux, internationaux ou micromondiaux.

A.3. - L'Agence tient à jour une carte du ciel où figurent les corps célestes connus.

A.4. - L'Agence est l'organisme officiel chargé de déterminer la réussite ou l'échec du lancement d'un engin spatial national, international ou micromondial.

A.5. - L'Agence tient à jour une liste des engins envoyés dans l'espace, sur orbite ou vers d'autres corps célestes, en indiquant la mission et le contenu des engins.

B. Structures et fonctionnement

B.1. - L'Agence Spatiale Micromondiale est une organisation affiliée à l'ONV mais qui fonctionne de manière autonome.

B.2. - Tous les Etats du micromonde, qu'ils soient ou non membres de l'ONV peuvent être membres de l'ASM.

B.3. - Tous les Etats membres de l'ASM ont une voix lors des votes, que ce soient ou non des puissances spatiales.

B.4. - Les trois organes de l'ASM sont la direction générale, l'assemblée et le conseil scientifique.

B.5. - La direction générale est composée d'un directeur général et de deux vice-directeurs. Ils sont tous les trois élus par l'assemblée pour un mandat de trois mois. Le directeur général préside les débats de l'assemblée et organise les votes. Les vices-directeurs assistent le directeur général dans ses fonctions et le remplacent en cas d'abscence ou d'indisponibilité. Pour assurer une alternance, un pays ne peut pas exercer deux mandats consécutifs à la direction générale.

B.6. - A la fin de son mandat le directeur général rédige un rapport détaillant l'activité de l'ASM au cours des trois mois écoulés et le transmet au Secrétaire Général de l'ONV pour information.

B.7. - L'Assemblée rassemble les représentants des Etats à l'ASM à raison d'un représentant pas Etat membre. C'est l'organe chargé de valider ou de réfuter les découvertes astronomiques ainsi que de déterminer la réussite ou l'échec d'un lancement.

B.8. - Une découverte astronomique est validée officiellement dès qu'elle recueille à l'Assemblée le vote favorable de plus de la moitié des Etats membres de l'ASM. La découverte est réfutée officiellement dès qu'elle recueille à l'assemblée le vote défavorable de plus de la moitié des Etats membres de l'ASM ou si, un mois après l'annonce de la découverte à l'Assemblée, une majorité favorable n'a pas été atteinte. Tout vote défavorable doit être accompagné d'une explication du motif du refus.

B.9 - Tout lancement d'un engin spatial doit être soumis à l'assemblée qui se prononce sur l'échec ou la réussite du lancement, en tenant compte de la crédibilité du lancement par rapport au contexte micromondial. Les lancements effectués avant l'entrée en vigueur de la présente charte doivent également être soumis à l'approbation de l'assemblée.

B.10. - Le lancement d'un engin spatial réussit si, dans un délai de 5 jours suivant l'annonce du lancement à l'Assemblée, la majorité des Etats membres de l'ASM qui se sont exprimés ont émis un vote favorable. La réussite du lancement peut être annoncée plus tôt si plus de la moitié des Etats membres de l'ASM ont émis un vote favorable avant la fin du délai de 5 jours. Le lancement d'un engin spatial échoue si, dans un délai de 5 jours suivant l'annonce du lancement à l'Assemblée, la majorité des membres qui se sont exprimés ont émis un vote défavorable. L'échec du lancement peut être annoncée plus tôt si plus de la moitié des membres de l'ASM ont émis un vote défavorable avant la fin du délai de 5 jours. Tout vote défavorable doit être accompagné d'une explication du motif du refus.

B.11. - L'Assemblée définit et vote le règlement interne de l'ASM.

B.12. - Le Conseil Scientifique réunit tout scientifique ayant été invité à sièger dans cet organe par un Etat membre.

B.13 - Le Conseil Scientifique est un organe consultatif qui permet aux représentants officiels des Etats d'entendre l'avis et les recommandations des scientifiques qui ne siègent pas à l'Assemblée. Il permet aussi aux scientifiques du micromonde de se rencontrer et de débattre de l'actualité spatiale, de stimuler la coopération interuniversitaire liée au secteur spatial ou d'imaginer de nouveaux projets.

C. Projets

C.1. - Il existe trois types de projets dans le secteur spatial : - Les projets nationaux sont des projets menés par un seul pays. - Les projets internationaux sont des projets menés par un groupe de pays. - Les projets micromondiaux sont des projets internationaux placés sous la coordination de l'ASM et qui sont ouverts à tous les Etats membres intéressés.

C.2. - Le Directeur Général de l'ASM ou le représentant de n'importe quel Etat membre peut proposer à l'Assemblée le lancement d'un projet micromondial. Pour que le projet soit adopté il doit recueillir le vote favorable de plus de la moitié des Etats membres de l'ASM.

C.3. - Tous les projets qu'ils soient nationaux, internationaux ou micromondiaux doivent être soumis aux règles de l'ASM concernant l'officialisation des découvertes scientifiques et des lancements d'engins spatiaux.



Commentaire de l'Auteur

Personnellement, il ne s'agit pas de mon travail préféré. Quand je le regarde maintenant, je me demande parfois comment j'ai pu oser le présenter à l'IPETEV. D'ailleurs, il a reçu 13,5/20, ce qui veut tout dire. Comme me l'ont dit les jurés, ce travail manque d'argumentation et de structure. Je trouve aussi qu'il manque de vision globale, n'analysant l'ASM que point par point et non dans sa totalité.
Grâce à ses multiples défauts, ce travail m'a permis de m'améliorer pour la suite.

Maxime Gheysens

<< Retour à Rayon sciences sociales : Rapports et travaux
Le 30 juillet 2004, Maxime Gheysens
Les Presses de la République sont motorisées par CMS Made Simple